Saison 5

#rétrospective – S03E03: Une étrangère familière

Sur ces trajets que l’on parcourt et répète par centaines, d’un terminus à l’autre, on crée nos habitudes. On sait où achète notre Milky Way ou autre douceur, nos fruits, nos sandwiches et où se boire un bon café. Où prendre le soleil au break et où faire vite fait une course. Aussi, on remarque de suite les changements dans les quartiers: les arbres en fleurs, les travaux finis, les nouveaux commerces ou ceux qui ont fermé.

Surtout, on s’habitue à quelques client.es réguliers.ères. Il y a le cowboy à Anderlecht avec son chapeau, qui nous salue tel un professionnel du Western. Il y a cette famille avec 3 enfants qui prennent leur goûter dans le 81. Ces deux soeurs qui semblent aller au sport. Cette pauvre dame ixelloise qui se shoote à l’éther et empeste tout le tram. L’odieux personnage qui crie et insulte à chacune de ses visites.

Et puis il y cette mamy…

planche originale, mise en couleur avec Photoshop après scan

Elle nous dépose un caramel sur le monnayeur et toque doucement à la vitre si on n’avait pas remarqué sa présence. Elle ne dit mot, personne ne connaît sa voix. Mais elle nous pointe son cadeau du doigt, que l’on reçoit avec fierté et tendresse. Un jour, j’ai changé de dépôt et je ne l’ai plus jamais revue.

⬇️ ⬇️ ⬇️ (re)découvrez l’article original d’octobre 2018, avec la mise en couleurs : ⬇️ ⬇️ ⬇️

Saison 5

#rétrospective – Bribe 404: Sur le fil

Mon passage à la Stib aura certainement été marqué par mon engagement auprès de mes collègues féminines.

Dès mes premiers jours, j’ai été marquées par le traitement qu’on nous réservait et les conditions de travail dans lesquelles on vivait chaque jour de service. Chaque 8 mars (Journée internationale des droits des femmes) a été l’occasion de se réunir, de réfléchir et de poser nos petites pierres. Ce fut laborieux de rallier les collègues à ma cause, souvent j’ai été découragée, mais j’ai eu tout le long une fidèle acolyte ultra motivée (qui se reconnaitra) (merciiiii !) avec qui on a pu débattre sur le sujet et concrétiser quelques actions. Et puis, des nouvelles ont continué d’arriver et certaines nous ont rejointes. Leur fraîche motivation nous redonnait espoir et force car il en faut, pour militer.

Sachez que le sujet principal sont les sanitaires. Peu nombreux, souvent en panne, sales, mixtes, pas chauffés (la plupart sont en extérieur), pas hygiéniques. C’est un combat de longue haleine. Grâce à cette cause féminine que j’ai défendue, j’ai pu rencontrer plusieurs personnes de la direction et échanger avec elleux, réfléchir à des pistes de solutions pour un meilleur confort au travail. Une belle expérience!

Plusieurs actions ont été et sont entreprises par la direction et les syndicats, les choses bougent. Et je sais qu’on y est pour quelque chose 🙂

Faire un métier de femme amène souvent des situations plus ou moins agrééables. Découvrez ici deux exemples de situations courantes et peu agréables vécues par Kim, ma collègue du dépôt de l’Avenue du Roi à Saint-Gilles. (Ré)écoutez son appel ici:

  • NB: Là-bas = au dépôt d’Ixelles 🙂

⬇️ ⬇️ ⬇️ cliquez ici et (re)découvrez l’article original de mars 2020 : ⬇️ ⬇️ ⬇️

Saison 5

#rétrospective – S03E06: Monsieur

Saviez-vous que j’ai changé de nom depuis que je conduis des trams? Je m’appelle Laporte. Monsieur Laporte.

planche originale, colorée dans Photoshop après scan

Il y a des jours où cela me fait sourire, d’autres où j’aimerais être moins transparente.

⬇️ ⬇️ ⬇️ cliquez ici pour (re)découvrir le dessin final dans l’article original de décembre 2018 : ⬇️ ⬇️ ⬇️

Saison 5

#rétrospective – S02E04: Sable et minutes

Si il y a bien une question qu’on me pose souvent, c’est à quoi ressemblent mes journées de super pilote de trams.
Je comprends tout à fait que mon travail suscite tant de curiosité, je reste moi-même, après toutes ces années, fascinée et amusée par ce métier! (On enlève le stress, la fatigue et la pandémie). Tous ces véhicules différents, ces lignes, ces rails, ces aiguillages, ces manoeuvres, ces panneaux et ces règles… Il y autant à dire qu’à faire 🙂
Ce qui est drôle, c’est que beaucoup d’entre vous me disent avoir envie de conduire des trams! J’adore voir vos yeux briller quand je vous dis ce que je fais dans la vie! Et je n’oublierai jamais la petite fille qui m’observait conduire, puis en descendant a dit à sa maman « mais moi aussi je veux conduire des trams ».

planches originales

Alors cet article était pour vous, les curieux.ses.
Et pour celleux qui l’ont raté, entrez à votre tour dans la peau d’une conductrice de trams pour 8h de service!
Bon voyage dans Bruxelles!

planches originales

⬇️ ⬇️ ⬇️ (re)découvrez l’article original de décembre 2017 : ⬇️ ⬇️ ⬇️